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Dimanche 9 juin après-midi- mano a mano Sébastien Castella, Roca Rey/ Juan Pedro Domecq

par Juin 13, 2019Corrida 2019

La corrida phare du cycle. «  Vous allez voir ce que vous allez voir ». Et ça a fait pschittttt. Cela arrive. Mais ce jour ce fut affligeant. Terriblement. Rien à raconter. Rien qui surnage. Rien qui fasse souvenir. Un lot de toros insignes. Le premier soso, d’une noblesse infâme, le second invalide, un toro blanc en troisième (jaboreno sucio, couleur ruedo de Nîmes, une couleur de rêve), d’une grande faiblesse et innocent, le quatrième innocent et fade, le cinquième, qui se vide en deux séries, le sixième terriblement médiocre), et le tout après des simulacres de piques. Une corrida aussi passionnante qu’une démonstration de broyage de poussins. Et devant une arène de « no hay bilette ». Mon Dieu, pourvu que les anti-taurins n’aient pas filmé l’après-midi.  Trois morceaux de bois flottés surnagent. La bêtise d’une foule qui réclame l’oreille pour Sébastien sur son premier après une faena comme en a vue mille, mécanique, stéréotypée, anodine devant un adversaire insipide, puis la bronca  au président qui a heureusement résisté. Deux grandes paires de banderilles au cinquième, et un joli tercio de passes al alimon, les deux toreros allant au quite ensemble sur le même toro, capes ouvertes sur son passage, un jeu de fleur carnivore avec un insecte. Un truc de novilleros, de camarades de lycée. De corrida et de torero point.