Archive pour la catégorie ‘Corrida 2014’

Madrid, Feria de Otono 2014

jeudi 9 octobre 2014

Madrid, 3 octobre 2014- Finito, Fandino, Luque/ Nunez del Cuvillo

Même à Madrid… Même ici, on peut voir six toros d’une grande faiblesse et la moitié d’entre eux récusés par une présidence sous pression. Même ici, on se trouve condamné à voir sortir un toro de réserve sans cornes qui suscitera les protestations de 13 000 personnes, offensées de constater qu’un tel handicap, si spectaculaire, ait pu être tenu pour négligeable dans les corales de la plus grande arène du monde et si  peu déterminant aux yeux du placo qu’il fallut attendre que cette bête se couche à son tour sur le flanc pour qu’elle fût enfin chassée du ruedo. Oui, même à Las Ventas ! Que l’authenticité vienne manquer à ce point dans la Rome de la tauromachie afflige l’aficion des plus croyants d’entre nous. Et on rêve d’un Luther qui afficherait des placards partout sur les portes des arènes pour rappeler que « corrida » en espagnol veut dire «  course ». Course du toro, si possible avec des cornes, des pattes un peu solides et une certaine envie d’en découdre dont l’homme doit faire son affaire. Tout le reste est du cirque. Et nos chapiteaux seraient vides si l’on demandait à  l’écuyer de porter son cheval à bout de bras.
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Feria des Vendanges, Nîmes, septembre 2014

mardi 23 septembre 2014

Une impression est une impression. Intuitive, subjective et spontanée. Pas nécessairement raisonnée ni argumentée. Pas toujours fondée et quelquefois même injuste. Mais hélas, une impression est prégnante, insinuante, envahissante, obsédante. Il est toujours difficile de s’en défaire ; l’impression est par nature persistante. La féria des Vendanges en trois corridas, n’est pas toute la féria. Mais ce fut ma feria à moi, triste, dépressive et crépusculaire, sans grand public, sans grande affiche – excepté le dimanche matin-, sans présence du toro et sans competencia entre les hommes. Sans grandeur, sans étonnement et sans joie.

Résumons.  Six toreros en trois corridas, ce qui est peu en une époque taurine qui se lamente d’être condamnée aux stéréotypes, au formatage et à l’uniformité. On manque de caractères, de personnages, de tempéraments ? C’est le moment que choisit l’empresa pour  préférer la répétition à la variété.
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Malaga, août 2014, Tomas, Morante et les autres…

mercredi 27 août 2014

Malaga, 18 août 2014- Cid, Castano, Escribano/Victorino Martin

On a tous nos petits secrets. Moi, j’ai toujours aimé Malaga, modeste, populaire, absolument sans distinction, longtemps orpheline des circuits touristiques et taurins. Je ne sais plus si c’est Théophile Gautier dans son « Voyage en Espagne » ou Alexandre Dumas dans son « De Paris à Tanger » qui rapportait l’expression en vogue au XIXème : « Les seigneurs de Cordoue, les petits messieurs de Séville et les gens de Malaga ». Je m’y suis d’emblée senti comme chez moi. Le soleil, la mer et, il y a près de trente ans, ma jeunesse faisaient le reste. On va aux arènes en remontant le Paseo del Parque que surplombent les hautes tours arabes de l’Alcazaba, des andalouses en tenue sont partout, de jeunes gitans ou leurs mères vendent du jasmin de table en table, on visite le musée Picasso ou désormais la fondation Thyssen et le soir on se ballade sur le port en songeant que si l’Espagne a saccagé son bord de mer, elle a décidemment, de Barcelone à Valencia, réussi ses ports.
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Les Saintes- Maries, 13 juillet 2014, Finito, Padilla et Luque/Zalduendo

lundi 14 juillet 2014

Hier, nous avons enterré Pépita à Aigues-Mortes. 85 ans. Jeune fille et grande dame. Soixante printemps d’aficion a los toros et de passion pour Séville. Son cercueil était posé sur un châle andalou et tout entier recouvert d’une broderie végétale de fleurs blanches, trois petites bougies rouges à ses pieds, comme dans la crypte de Sainte Sara. Soudain, dans des pincements de guitare, la voix d’un cantaor, tel un oiseau pris au piège entre les murs de l’église blanche, a chanté une dernière fois Séville pour elle. « Vivo en Sévilla/ Sino me muero/ Porque Sevilla es lo que mas quiero ». «Vivo en Sévilla » n’est pas une chanson, c’est un pèlerinage, un cri de dévotion, une prière de rocieros
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Joselito à Istres, juin 2014

mercredi 18 juin 2014

Istres,  vendredi 13 juin 2014- Ponce, Morante, Juan Bautista/Del Tajo, la Reina ( toros de Joselito)

Feria, et première corrida prétexte, pour se retrouver entre amis et lever le voile sur un coin de paradis que les préjugés touristiques tiennent à distance. Déguster une bouillabaisse sur terrasse face à la mer, dos à l’étang de Berre, le ciel troué d’une pleine lune rousse , des tankers illuminés dans la rade. On songe à l’accord de San Remo (1920) qui a apporté le premier pétrole Irakien ici, assurant l’emploi et le développement de la région, on songe aux marins embarqués sous pavillons de toutes les couleurs impatients des bordels marseillais, à Fos-sur-Mer, ni très écolo ni très développement durable, mais qui a offert la prospérité à des familles entières. Dureté de la tâche, solidarités ouvrières, fierté de pouvoir nourrir sa famille à la sueur de son front, congés payés et parties de pêche dès qu’on peut, sur l’étang ou dans les calanques.
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